samedi 23 août 2008

I'll be watching you




Elle a ouvert les yeux sur un petit monde déjà fêlé. C'est elle qui a porté le coup fatal, sans le vouloir bien évidemment. Mais la poussière de bonheur noirci qui lui est retombée dessus l'a cramée, & depuis c'est elle qui est fissurée.

Quelques failles, comme tous & toutes. Peu, parce que beaucoup sont si fines qu'on ne les voit pas. Vous ne les voyez pas ; elle les sent chaque jour. Le vent froid qui s'engouffre dans les brèches de son équilibre lui a appris à bien se couvrir.



Elle n'a pas beaucoup de phobies : le faux & le surplace. Le faux, parce qu'il lui rappelle qu'elle-même n'est ni honnête ni vraie, le surplace pour ne laisser le temps à personne d'entrevoir sa peau sous ses multiples vestes.
Elle trouve simple de déshabiller les autres, rien qu'en leur parlant : tout en ayant peur d'eux, elle connaît bien les humains.



Elle aime se retrouver seule pour ne penser qu'à elle, reboucher ses déchirures ou au contraire en faire des gouffres d'un coup sec de lucidité. Mais au final, elle a besoin de quelqu'un pour la soulever parfois, histoire de lui faire croire qu'elle est encore légère.
Elle sait très bien qui elle voudrait sentir la soulever. Mais elle sait encore mieux qu'elle ne le veut que parce qu'elle sait que jamais il ne le fera. Il n'a pas la patience de se glisser sous elle & de porter avec lui tous les boulets qu'elle a cachés dans ses poches. Si elle lui demandait, il lui tendrait peut-être la main, mais elle a peur & est trop fière.



Elle admire ceux qui parlent sans sentiments, parce qu'elle les croit infaillibles, parce qu'elle croit qu'ils ne meurent pas. Fille d'une histoire passée, elle refuse de croire en l'éphémère des émotions. Elle ne voit en elle que l'angoisse des hommes de se sentir vivre, mais sait qu'on ne meurt pas qu'une fois, mais chaque fois qu'un sentiment en nous s'éteint. Alors ceux qui ne meurent qu'une fois, pour toujours, elle les sait définitifs & constants ; sans pour autant vouloir les imiter.

Il y a l'espoir & les déceptions, l'envie & l'ennui, la jalousie & l'orgueil, le savoir & la soumission, l'oubli & la douleur.





« Et tu t`éloignes, moi je déraille. »



mercredi 20 août 2008

FRAGILE

J'veux ouvrir les yeux et me retrouver dans un roman. J'veux parler comme une héroine de Pille et qu'on m'admire. J'veux ressembler à une Specials de Westerfeld et qu'on me copie. J'veux être celle qui innove, qui invente, qui donne et reprend. J'veux qu'on se retourne sur mon passage, partout, et que les hommes ne rêvent que de moi. J'veux être une de celles qui se lèvent le matin et qui ressemblent déjà à des mannequins, qui ne cachent pas et sont toujours fraîches. J'veux une nation de gardes du corps, un monde de fans et un univers de jaloux.
J'veux me réveiller et m'apercevoir qu'avant était un de ces rêves idiots que je fais la nuit. J'veux être celle qui hurle Fuck aux journalistes, qui baise avec tous les Depp, les Leto et les Ulliel de la Terre et discute en même temps politique avec Poutine, Bush & Koizumi.


J'veux me lever et vivre un conte de fée.




Ma folie, mon envie, ma lubie








mardi 19 août 2008

Every smile you fake


_____Voir dans les yeux des autres qu'on échoue. Ca ressemble à du malheur, mais ca n'a pas sa chaleur : c'est juste froid & gris. La tasse tombe, le plateau suit, quelqu'un étouffe un rire, Tya soupire. La balayette, la pelle, les morceaux de verre, la fatigue, l'ennui. Ces mêmes gestes répétés chaque jour, si monotones, la rendent instable: elle ne pense plus. Son esprit est ailleurs, elle est maladroite, son sourire faux & ses pas incertains.
_____Quand une journée de plus est passée, elle se rend compte qu'elle n'a fait qu'attendre ce moment : celui où elle sent l'éveil fuir son corps. Ca ressemble à la mort, mais chaque matin la réveille. & elle oublie la douceur du moteur qui s'éteint, la douce aigreur des jours d'avant.

_____Voir dans le regard des autres qu'elle échoue. Sentir dans leur souffle l'exaspération, dans le ton monocorde de leur mots qu'elle les ennuie. Chercher que dire, que répondre, esquisser un sourire pour accompagner la morsure de son ironie ; et les papillons qui se déchirent au loin.



I dream at night I can only see y0ur face

vendredi 15 août 2008

Ce site - http://borislelay.blogspot.com/ - est un site ouvertement antisémite, donc illégal au regard de la loi française. Nous sommes nombreux à avoir signalé ce blog à Blogspot qui ne réagit pas.

Nous demandons la fermeture immédiate de ce blog et invitons les pouvoirs publics à poursuivre en justice son ou ses auteurs.



Nous invitons l’ensemble des blogueurs à relayer ce message sur leur propre blog.

jeudi 14 août 2008

Ne partons pas fâchés

A lancer tes pensées , comme on lance des pierres .

__Viola vivait dans la violence. Elle haissait et avait toujours hai les humains. Elle les savait faux et opportunistes, elle les devinait méchants et mAuvais. Sa famille se réduisait à une arbre généalogique brûlé, des tombes dans de cimetières, des noms qu'elle ne voulait pas savoir.

La douleur, Viola connaissait. C'était sa tutrice, sa soeur et sa fille.

La douceur, Viola méprisait. C'était un mensonge, un prétexte, une excuse.

Elle étudiait le mal comme on étudie les mathématiques, elle admirait sa haine comme on admire sa mère et se trahissait en ne pleurant pas. Viola avait enterré, brûlé, jeté, ri sur les sentiment bons, parce que tout au fond d'elle, quelque chose lui murmurait qu'ils étaient mensongers. Elle ne voyait dans la générosité qu'un cri de l'égo, dans la gentillesse de la peur, dans l'amour un besoin.


Parce que Viola n'avait jamais vu le vrai, parce que toujours elle avait eu mal et avait fait mal, elle refusait de croire à autre chose qu'elle même et son mépris.


Si vous rencontrez Viola, gifflez-la.

Moi, j'ai encore mal à la joue mais ca va mieux.



Don't hide the violence



La vie c'est gratuit. Je vais me resservir






mercredi 13 août 2008

PRENDRE RACINE




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__________R
egardes-la, la pauvre. Vraiment, elle fait de la peine. Il n'y a qu'elle pour pleurer devant sa télé. Il n'y a qu'elle pour se rendre compte, devant un écran, que d'autres chantent ce qu'elle pleure. Comme toujours, elle a la petite cuillère mais il n'y a personne pour la ramasser. Non : c'est pire ; la seule personne dont elle se laisserait ramasser est loin & ne se doute de rien.
Vraiment, même sans avoir lu de contes de fées, elle a cru que le monde était beau & bien. Elle pensait vraiment que tout irait bien, que sa vie avait un avenir & que son avenir était son choix. Il y a du monde autour d'elle mais personne pour lui expliquer la vie. Il y a la famille & les amis, il y a ceux qui la voient, ceux qui s'inquiètent pour elle, ceux qui l'aiment, ceux qui l'admirent, ceux qui la méprisent, ceux qui la détestent : elle a un monde autour d'elle. Mais aucun n'a su lui dire la difficulté, le mal, les larmes, les mensonges, les cris, les échecs, les oublis & le passé. _

__________Observe le, le malheureux. Décidément, il fait pitié. Ce garcon, sous ses airs fiers, est bien trop fragile. Il sait comme vous & moi que la vie blesse, tue ; mais il ignorait l'amour. & maintenant, devant ce livre, devant ces mots qui disent sa peine, il est las. Il n'a pas eu le temps de savoir ni d'écouter, il n'a pas voulu voir :
croire, écouter & regarder sont des verbes si difficiles. Il préfère se cacher sous des rires & des pas pour ne pas qu'on devine que lui aussi sent la chance passer avec le temps & la vie. Alors ces mots, cette musique qu'il écoute, les murs de sa chambre &
les fenêtres de sa vie l'enferment

Vous êtes là. Regardez, puisque vous voyez. Sachez, puisque vous croyez. Ecoutez, puisque vous entendez. On vous donne des sens pour que vous narriez le conte de fée où la fée est partie en vacances à la plage, a éteint son téléphone & rangé son ordinateur.






I
l y a des histoires qui jamais n'existeront
si vous ne les racontez pas.












Un mot d'amour à l'oreille
Peut en chacun réveiller un volcan
Pour qui l'entend



dimanche 10 août 2008

Autour de moi les fous





T'as vu comme on nous prend














/A la lisière des rêves\
((Ne m'y laisse pas))


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Les journées sont trop longues. Il y a trop d'heures que je dois remplir, trop de moments à passer, je ne sais pas quoi faire de moi. & quand enfin, la nuit tombe, mon sommeil se résume au rappel de tous ces échecs que je cumule, à tout ce que je n'ai pas pu faire, p
arce que la honte court toujours plus vite que moi. Autour de moi des fous & des amas de poussière que je n'arrive pas à balayer.
Chaque fois mon train qui déraille




"Sûr que j'étais là pour faire la fête, & j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien ; encore un verre : on n'y peut rien " Zazie





samedi 9 août 2008

A ton nom

Uma Thurman


_______Quand Ava ne contrôlait pas quelque chose, elle déclarait que cette chose était inutile, et passait à un nouveau problème à maîtriser, un nouveau défi. Elle était maître dans l'art d'abandonner ce qui la gênait, d'oublier ce qui ne lui convenait pas et de laisser derrière elle ceux dont elle n'obtenait plus rien.
Elle économisait ainsi son énergie et arrêtait la tristesse avant qu'elle ne l'envahisse.

___Cet égoisme qui, toute sa vie, l'avait poussée vers l'avant, le futur, le mieux, le parfait, lui avait évité les larmes qu'elle n'aimait pas. Elle prenait son égocentrisme pour une force et avait toujours catégoriquement refusé de voir que, si elle n'avait jamais été détruite, mais que jamais elle n'avait été heureuse non plus.

Ses supérieurs appréciaient son ambition, ses amies adoraient son entrain, ses amants aimaient son autorité, jamais elle n'avait été perdante.

___Au fil du temps, sa faille, son unique faille, s'était comblée, elle en était persuadée. Ce foutu démon qui, des années durant, l'avait minée, avait, selon elle, fini par abandonner : le temps supprime tout, même la faiblesse. Elle l'espérait : il le fallait.

_______Essayez, un jour, de faire une liste de tout ce qui vous est inutile. Vous verrez, il y a plus de choses à rayer de votre existence que de choses à garder. Cette commode bleue de votre enfance, qui sert à ranger les vêtements que vous n'osez pas jeter – ils pourraient servir ! - dans le grenier, cet ordinateur du siècle dernier qui ne lit pas les DVD, cette télévision en noir & blanc qui ne sait plus que grésiller ; oui, même cette amie que vous traînez comme un boulet, parce qu'elle a des entrées dans l'ancien club branché de la ville... Si vous réfléchissiez bien, votre mari, affalé sur le canapé, ne vous apporte pas grand chose non plus. Un chèque à encaisser à la fin du mois, que vous pourriez déclarer votre s'il vous laissait travailler, qui boit trop de bière et aime trop le foot ; qui, le soir, se couche et ronfle sans un regard pour vous.

Ava sait tout ca. D'un regard, elle analyse votre vie et, selon le taux de passé dans votre vie, elle vous apprécie ou non. Elle est sévère, mais surtout avec elle-même.


_______On pourrait penser, comme elle le fait, que tout va bien dans sa vie : elle a un excellent travail, un salaire plus que satisfaisant, deux amis parfaits, un appartement à New York et un à Paris. Tous les ans, elle fait un grand voyage, ne tombe jamais malade, n'est pas fatiguée et ne pleure pas.

_______Mais Ava, qui a toujours rêvé d'aventures et de sorties folles, s'est apercue il y une seconde qu'un rêve réalisé ne rend pas heureux, et que tout n'allait pas bien dans sa vie. De colère, elle secoue la tête. C'est pathétique : après dix ans, elle croit reconnaître en un nouveau banquier le seul homme qu'elle ait jamais aimé. Elle se surprend à tracer du regard le creux de ses joues et l'amande de ses yeux. Elle voudrait goûter le chocolat de ses iris et le lait de sa peau. Elle a envie de bronzer dans la lumière de son sourire.

Le besoin de se lever et de le regarder de près lui tord le ventre, mais elle se mord la lèvre et se force à écouter son banquier.


___Une nouvelle épargne et mille politesses plus tard, elle se lève et quitte le bureau. Avisant un distributeur d'eau proche du fauteuil qu'occupe l'homme, elle décide d'aller vérifier ses soupcons.


Sa voix chaude caresse ses sens comme aucune autre ne sait le faire, et ses soupcons muent en certitude.


_______Cet homme... Un amour de gamine, d'enfant, d'adulation. Elle avait mêlé pour lui amour, admiration et fantasme, et s'était retrouvée décue. Il n'avait su, ou voulu, voir ses grands yeux pleins de contradiciions, et il avait été la seule personne à partir de sa vie sans qu'elle le décide.

___Ne pensez pas que c'est sa faute si Ava est impitoyable : elle l'a toujours été. Parce qu'elle a voulu avancer, elle a appris tôt, très tôt – peut-être trop – à oublier. Si elle ne l'a pas oublié, lui. c'est qu'il l'a toujours surprise.

___Il l'avait cueillie d'un sourire et avalée d'une parole ; étrangement, c'est elle qui avait eu des difficultés à la digestion. Sans jeu de mot douteux, elle n'a jamais réussi à l'évacuer : jamais elle ne s'est ennuyée, jamais elle ne l'a compris entièrement, jamais elle s'est sentie supérieure à lui. Et jamais elle n'a su s'il l'aimait, l'adorait, l'appréciait, la méprisait. La chaleur d'une rencontre était aussitôt suivie d'une douche froide. Ava ne le prévoyait pas.


_______Comme elle n'avait pas prévu de le retrouver ici. Après avoir observé son visage, elle examina sa tenue : le costume était étrange sur lui. Et finalement, elle détailla son alliance : or, diamant ; un étalage de luxe qui ne lui ressemblait pas.

C'est une alliance de riche qui lui apprit que non seulement elle n'avait jamais pu l'oublier, mais qu'en quelques minutes elle s'était remise à espérer.


Il leva les yeux vers elle, croisa son regard et retourna à son client.


Du coin de l'oeil, Ava vit une porte s'ouvrir, son banquier grisonnant sortir d'un bureau, lui faire signe, et puis elle l'entendit :


« Mademoiselle Ava Holkins ? J'espère que vous n'avez pas oublié - »


Elle s'enfuit alors qu'il posait une seconde fois ses yeux sur elle.



Gaspard Ulliel

vendredi 8 août 2008

CLANDESTINS




Allez viens, on s'crashe



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jeudi 7 août 2008

Light the way

Gaspard Ulliel


Playlist




Jeunesse lève-toi * Saez
So gorgeous * Saez

Debbie * Saez

En travers les néons * Saez

Dans le bleu de l'absinthe_* Saez

Crush crush crush * Paramore

Only one * Lifehouse

Danser encore * Calogéro

J'l'ai pas touchée * Raphael

You're gonna say Yeah ! * Hushpuppies

Samedi soir sur la terre * Cabrel

Si j'étais moi * Zazie

J'étais là * Zazie

Chet Baker * Vanessa Paradis

Lullaby * LAMB