jeudi 18 décembre 2008

STARGAZERS

Je ne sais pas comment t'atteindre.

mardi 16 décembre 2008

dimanche 7 décembre 2008

ON ETEINT


Discover Zazie!




Sens : nom masculin.
Un mensonge des humains.
Pour qu'on évite,
De trouver nos propres limites.
Ca n'a pas de sens.
On ne dit pas ce qu'on pense.



mercredi 3 décembre 2008

DESPERATE FOR CHANGING

If I could just see you__


J'ai rêvé de l'absolu. Il avait ton visage & ta voix, ta distance & ton putain de sourire. Il avait mes espoirs & mon absurdité, ma dépendance & oui, il avait notre mystère. Il était profondément enraciné entre nous deux, entre tout ce qui ne nous rassemble plus. Je ne l'avais jamais imaginé ainsi, fondé sur cette absence que je hais. Notre absolu est peut-être à sens unique, mais il est plus fort parce que jamais il ne sera perdu, jamais connu.
Alors tu vois tu auras beau partir, me fuir, tu pourras toujours te moquer, m'ignorer ; quoi qu'il arrive je resterais la même pour que tu me reconnaisses, que tu me retrouves. I'm in vain__ without you.




I'm falling even more in love with you
I'm standing here until you make me move
I'm hanging by a moment here with you



__Everything will be alright

dimanche 30 novembre 2008

LES NOUVELLES SOLITUDES


Discover Zazie!


Et les lèvres ensanglantées



Encore des oubliés sur le bas-côté. Je ne sais pas vivre avec le passé, il m'enferme. Il m'emprisonne tout comme le présent avec ses répétitions, ses insupportables déjà-vus. Il m'étouffe comme le futur, le futur et ses possibilités fuyantes, qui se réduit à chaque pas que je fais. Alors je fais des bonds de travers, je pars à l'envers, à reculon, pour ne pas voir, pour ne plus savoir, je saute parfois et pourtant mon courage se résume à quelques espoirs perdus.

Tu es la seule personne que je refuse de mettre de côté ; tu es la seule que je suis incapable de remiser au grenier de mes souvenirs parce qu'avec toi la vie n'est pas uniforme, parce qu'avec toi je peux foncer et tomber, je peux ralentir sans mourir. Tu n'es nulle part : ni passé ni présent ni futur alors comprend-moi si je dis que je t'aime avec __ des excès de vitesse.





"Moi moi moi, j'veux partir avec toi
Mais toi toi toi, tu veux pas tu veux pas" (Henri Dès)

dimanche 23 novembre 2008

M


FIND MYSELF IN THE AIR

THROW MYSELF IN THE END



M

mercredi 19 novembre 2008

WHERE IS YOUR MIND ?


Discover Radiohead!



Don't we all just look the same inside ?


Be ready to go. Always & every fucking day.
Without any debt or regret.
___________________________ Don't forget I'm free



Regarde-moi. Regarde-moi en face. Je préfère un regard droit qu'un sourire forcé, tu sais.
J'entends le tram arriver, j'entends le temps fuir et j'entends ton silence.
Mais tu me bloques, tu me paralyses, tu me rends poupée chiffon, et je ne dis rien je laisse passer, je te laisse oublier
.
Tu vois j'ai envie de dire quelque chose, je voudrais que tu comprennes.
Mais tu te retournes déjà, tu me souris, et tu pars.
Je crève de te voir partir, mais j'ai autant peur de ton absence que de ton jugement alors je fais rien, je te regarde...
Et je veux te courir après, te crier mon vide, je veux te tenir, m'accrocher à tes lèvres ;
mais ton dos qui s'éloigne a quelque chose de fatal.




jeudi 13 novembre 2008

EXTRA PALE

And you bleed just to know you're alive



Discover Goo Goo Dolls!



" I need to go somewhere I can feel I'm living ", I said. " I want to be with you, someplace we could have a choice of things to do. I don't feel alive here. I'm not living here. I know we can do better someplace else."






____J
e me sens si vide. Tu vois je me suis crue guérie, j'étais persuadée avoir laissé derrière moi l'apathie latente. Les pastels des jours deviennent grisaille, une fois encore, et j'ai peur d'oublier comment aimer. Tu sais je me jette à corps perdu et je me retrouve essorée par la bataille et tiraillée par mes envies. Pourquoi tout s'efface quand je m'approche ? Tu y crois, je m'accroche et quand j'y suis, plus rien ne brille. Regarde bien. Il y a un creux, il y a quelque part quelque chose qui ne va pas, qui ne marche pas, qui dérape. Plus je t'approche, plus j'ai peur de te voler ton éclat. __And I'll give up forever to touch you__

lundi 10 novembre 2008

THE RING GOES SOUTH





You've convictions an' I appreciate that




samedi 8 novembre 2008

COMME LA PLUIE

Comme la nuit nous manque parfois __


Discover Alex Beaupain!





Juste ces mots pour vous dire
Qu'il fait un temps à baiser
Qu'il fait un temps à désir
A jouir à même le plancher

Juste ces mots pour vous dire
Qu'il fait un temps à crever
Qu'il fait un temps à mourir
De votre absence sur le planche
r



Et courir quelquefois après un rêve insaisissable

vendredi 10 octobre 2008

Triviale poursuite

"Les hommes meurent, et ils ne sont pas heureux." (Camus)



La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui
(Schopenhauer)

Je te désire. & tu n'es pas là.
Tu es là, & je te repousse.




dimanche 5 octobre 2008

Arrache-moi


Je me moque que tu m’aies pas regardée
Ce soir sur moi t’as posé les yeux


Tu vois j'y reve encore. Le bonheur c'est pas l'absence de douleur, c'est faux ce que tu dis.
Tu vois j'y pense encore. Tu dis rien, tu dis jamais rien. Moi je veux bien te quitter si toi tu veux bien t'accrocher.
Tu vois j'y songe encore. C'est pas parti, cette peur, elle s'est pas effacée, je crains toujours de ne plus te voir.
Tu voies j'y vais encore. Il suffit d'éteindre la lumière pour que j'y aille.
Tu vois t'es pas parti.
Tu vois tu m'oublies

Tu vois, je crie

vendredi 3 octobre 2008

THE SHOW MUST GO ON

Ecrire, c'est dire comment l'on est mort. Et c'est la pensée même, qui n'est pas d'être étonné de ceci que "je suis", mais qui est d'être bouleversé de ceci que "je n'ai plus été".
P. Lacoue-Labarthe


_____



Ce qui claudique dans la boiterie de l'ironie, c'est le monde.
S. Rongier





dimanche 28 septembre 2008

CELESTE

Because you are so gorgeous ;
Even if I never wanted to fall


Et tous ces combats oubliés, ces luttes abandonnées, ces batailles enterrées ; tu ne les vois pas ? Tout ce que je m'efforce de cacher, ce que tu crois terminé, ce que tu devines dissimulé, pourquoi tu ne me demandes pas ? Plus tu m'exposes, plus ca bout en moi, plus ca brûle ; j'explose.
Tout ce que tu atteindras, c'est cette putain de noirceur, cette immonde douleur que je vais te cracher à la gueule, que je vais te vomir dessus, que j'essuierais sur toi. Au coeur de l'attentat. J'espère qu'elle t'inondera, qu'elle te noiera, je veux que tu perdes pied toi aussi, que tu regrettes toi aussi, que tu craches toi aussi. Je veux qu'elle t'envahisse te domine, t'enterre, te tue ; elle doit être plus forte que toi. Tombe, putain. Trébuche, noircis ton visage, ton corps et ton sourire, deviens gri
s comme le ciel & je t'aimerai




x

vendredi 26 septembre 2008

Can't stand losing you


La muette - Chapitre deuxieme



Tu le vois arriver ? Non pas encore, pour l'instant il galoppe ; il va apparaître. Mon coeur au rythme de ses pas, le monde tournant autour de ses pensées, tout ce que je vois prend sa couleur et sa saveur. Tout ce que je crois a son odeur, et tu sais, je ne ressens que par lui.
Tu crois que je mens ? Je ne sais pas mentir quand j'écris, je ne sais pas mentir quand je te regarde. Et, regarde-moi. Je ne parle plus, c'est vrai. Je ne souris plus, en effet.
Mais pense-tu vraiment que je sois capable d'oublier pour autant qui je suis ?
Je ne m'en connais que mieux.

Maintenant il est là. Je te jure que j'ai voulu le repousser, le combattre ; on ne peux pas s'écarter soi-même. On ne peut pas se battre contre soi.
Mais rassure-toi. Il t'aime, pas moi. Et il est moi : nous ne resterons pas longtemps.
Promis.
C'est lui qui te veux, pas moi, c'est lui qui ne t'aura pas et qui abandonnera.

Approche-toi. Tu vois, il n'est pas méchant. Juste différent. Il n'est pas beau ; il est beaucoup trop grand, c'est vrai. Il ne te frappera pas, il me soumettra.

Regarde, C. Je te présente mon égo. Et il est enchanté.




Bien naître
Bien-être ?

mardi 23 septembre 2008

La Muette - Chapitre premier





Quand je me suis levée ce matin, j'ai cru avoir perdu mon cerveau. Je produisais par un réflexe aberrant les sons d'usage, les politesses indispensables : ma bouche les avait mémorisés. Et quand j'ai voulu devenir originale, les mots avaient disparu. Quand j'ai eu envie d'être moi, plus rien. Où sont ces phrases que je voulais te dire ? Je me souviens de leur goût quand ils sortaient de moi mais pas de leur son, je les vois devant moi mais te les dire, impossible.
Ils sont comme ces hommes qui promettent l'amour au creux de l'oreille et qui te laissent avec une putain de capote. Ils sont comme cette catin qui tu jure que tu es le seul. Ils fondent sous ma langue mais ne disparaissent pas.
Alors je récite ma fondue de banalités, et tu pars, tu pars putain.

Laisse-moi une nuit de plus, laisse-moi une heure et je te récite du Socrate, une minute seulement et je te jure que je t'aime. Laisse-moi retrouver le piment des mots sincères.




Lie, sex'n die
That's all : I cannot fly

vendredi 19 septembre 2008

x




Tu ignores le vide devant toi

~

Le vertige & la mort, tu connais pas




x

lundi 15 septembre 2008

Invisible sun


Je n'ai pas pu naître, alors je me suis imposée. Je n'ai pas pu rire, alors j'ai hurlé. Je n'ai pas pu croire, alors j'ai inventé. Je n'ai pas pu voir, alors j'ai imaginé. Je n'ai pas pu parler, alors j'ai soupiré. Je n'ai pas pu bouger alors je me suis agitée. Je n'ai pas pu apprendre alors j'ai menti. Je n'ai pas pu avancer, alors je suis partie. Je n'ai pas pu t'aimer, alors je t'ai abandonné. Je n'ai pas pu rester, alors je t'ai oubliée. Je n'ai pas pu te garder, alors je me suis envolée.
& quand j'ai voulu sauter, j'ai juste glissé.








vendredi 12 septembre 2008

Si j'étais moi

x



« And I don't know why, I can't keep my eyes off of you. »







mercredi 10 septembre 2008

Cowboy take me away


& ces éternelles phrases que j'entends partout, & ces promesses répétées, chantées, crois-tu que je ne les entend pas ? Crois-tu que je sois capable de ne pas rêver à un nous ? Je le soupconne sous chaque mot & chaque sourire qui émane de toi, je l'espère du moindre rire, je ne sais faire que ca. Alors vois-tu, ces belles phrases, je les imagine dans ta bouche, je les apprivoise pour un jour te les dire, tu comprends, elles te sont réservées & doivent sonner naturelles.
Parce que même si un jour je te jure d'être là, toujours ; d'observer chaque fois que tu inspireras & chaque mouvement que tu feras ; de me réfugier dans le silence que tu sauves pour moi ; de voler en éclat sur un signe seulement de toi ; de continuer à penser à toi malgré les temps que je vivrai - que puis-je faire de plus que de vaines promesses ? - je sais que tu continueras à ignorer tout mes mots & mes souffles.
Alors je ne te dirai rien. Je t'admirerai en riant, je pleurerais ailleurs, je parlerai avec d'autres, j'aimerai dehors, je vivrais plus loin, & je t'aimerais en souriant. Je te laisserai vivre sans complications, sans moi surtout.

Mais quoi qu'il m'en coûte, j'aurai toujours le plaisir de suivre tes pas.

mardi 9 septembre 2008

WRAPPED AROUND YOUR FINGER

"Marcher sur la lune, plonger dans les étoiles, être l'une de celles qui mettent les voiles..."


J'invente ma vie, je vis mes rêves. Je pleure, je ris, je m'indiffère. Je veux hurler ma décadence, et j'entre, j'entre dans la danse. Je suis perdue. Je m'applique, je me révèle, je m'endors, je me réveille. Je lance des sorts, je vous maudit, je crie, je crie... et j'appuie sur le bouton, je lance l'autodestruction, je fuis, je vole et je m'envole, je rêve, je vais plus vite je tombe, à bout de souffle je me relève, je ris, je pleure, et puis je crève.



v



Merde. Tu me manques.


t

READY TO RUN


Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges

Dis-moi qu'est-ce que tu crois ? Que je me suis posée comme une fleur à tes côtés pour toujours y rester ? Que je suis éternelle, constante ? Que tu es le seul à t'envoler, à partir & à revenir ? Mais tu vois, je sais disparaître moi aussi ; l'éternité me repousse tout comme elle te fascine : le toujours, c'est l'absolu, et tu sais que je lui préfère l'inconnu.

Si je partais demain, si j'oubliais de te dire où je vais, ce que je fais, si je devenais l'absence dans ta vie, te lèverais-tu à ton tour ? Te pencherais-tu sur le nouveau, le renouveau, l'oubli & le futur ? Me suivrais-tu dans une vie qui ne rime plus à rien ? Je voudrais me plonger dans le mal, le déchiffrer & le connaître ; me noyer dans la débauche, pour oublier le blanc ; me jeter dans l'impossible – mais pas sans toi. Donne-moi une chance, suis-moi. Les abysses & l'horreur ne sont que fausses chutes sans toi.


Et mes rêves se brisent sur tes phalanges


dimanche 7 septembre 2008

Chaque jour est une illusion qui se déchire. _____ La confiance qui fuit, la vérité qui se tait, les sourires qui pleurent. Quand j'ai compris que toi aussi tes bagages étaient faits, que tu tenais depuis longtemps dans ta main ton billet pour une autre vie, que tu ne pensais qu'à de nouveaux horizons, il m'a semblé que les miennes, de valises, manquaient de ton poids. Que mon ticket de train s'était envolé, que mes horizons étaient bien ternes. _____ Où sont passés ces instants où l'on s'entendait rire ? Je me souviens avoir redouté une caméra, un adulte, une porte qui grince, oui même une araignée au-dessus de mon lit, et de nos rires après. Aujourd'hui tout est si calme. Chaque nuit est un cauchemar qui se glisse hors de mon sommeil pour devenir _____ réalité.

samedi 6 septembre 2008

Je voudrais la connaître

La lune & le soleil se souviendraient de toi















Tout ce que je ne suis pas ___ Rappelle-moi encore pourquoi je ne suis pas dans tes bras, s'il te plaît. Redis-moi ces mots qui respirent la raison & la maturité, qui sont lisses comme une vie sans fautes. Réexplique-moi le pourquoi du comment de cette distance haissable, de cette froideur exécrable qui se glisse sans arrêt entre toi & moi, entre nous, entre ce que je voudrais n'être qu'une vie & qu'une histoire. Répète-moi ce qui t'empêche de t'enflammer, par pitié. Assène-moi encore tes reproches, si c'est ce qui me fait exister à tes yeux, enfonce-moi ton indifférence dans le ventre si c'est ce que tu veux me donner.

J'voudrais comprendre, même si ca me tue, savoir tout ce que je dois déterrer du plus profond de ce que je ne suis pas. Tu ne me vois pas & je ne vois que toi. Qu'est-ce qui me sépare de celle que tu aimeras, qu'est-ce qui me différencie de celles que tu as aimées ?

Juste voir & comprendre tout ce que je ne suis pas.



_______________

Me fait tant marcher que j'en crève


samedi 23 août 2008

I'll be watching you




Elle a ouvert les yeux sur un petit monde déjà fêlé. C'est elle qui a porté le coup fatal, sans le vouloir bien évidemment. Mais la poussière de bonheur noirci qui lui est retombée dessus l'a cramée, & depuis c'est elle qui est fissurée.

Quelques failles, comme tous & toutes. Peu, parce que beaucoup sont si fines qu'on ne les voit pas. Vous ne les voyez pas ; elle les sent chaque jour. Le vent froid qui s'engouffre dans les brèches de son équilibre lui a appris à bien se couvrir.



Elle n'a pas beaucoup de phobies : le faux & le surplace. Le faux, parce qu'il lui rappelle qu'elle-même n'est ni honnête ni vraie, le surplace pour ne laisser le temps à personne d'entrevoir sa peau sous ses multiples vestes.
Elle trouve simple de déshabiller les autres, rien qu'en leur parlant : tout en ayant peur d'eux, elle connaît bien les humains.



Elle aime se retrouver seule pour ne penser qu'à elle, reboucher ses déchirures ou au contraire en faire des gouffres d'un coup sec de lucidité. Mais au final, elle a besoin de quelqu'un pour la soulever parfois, histoire de lui faire croire qu'elle est encore légère.
Elle sait très bien qui elle voudrait sentir la soulever. Mais elle sait encore mieux qu'elle ne le veut que parce qu'elle sait que jamais il ne le fera. Il n'a pas la patience de se glisser sous elle & de porter avec lui tous les boulets qu'elle a cachés dans ses poches. Si elle lui demandait, il lui tendrait peut-être la main, mais elle a peur & est trop fière.



Elle admire ceux qui parlent sans sentiments, parce qu'elle les croit infaillibles, parce qu'elle croit qu'ils ne meurent pas. Fille d'une histoire passée, elle refuse de croire en l'éphémère des émotions. Elle ne voit en elle que l'angoisse des hommes de se sentir vivre, mais sait qu'on ne meurt pas qu'une fois, mais chaque fois qu'un sentiment en nous s'éteint. Alors ceux qui ne meurent qu'une fois, pour toujours, elle les sait définitifs & constants ; sans pour autant vouloir les imiter.

Il y a l'espoir & les déceptions, l'envie & l'ennui, la jalousie & l'orgueil, le savoir & la soumission, l'oubli & la douleur.





« Et tu t`éloignes, moi je déraille. »



mercredi 20 août 2008

FRAGILE

J'veux ouvrir les yeux et me retrouver dans un roman. J'veux parler comme une héroine de Pille et qu'on m'admire. J'veux ressembler à une Specials de Westerfeld et qu'on me copie. J'veux être celle qui innove, qui invente, qui donne et reprend. J'veux qu'on se retourne sur mon passage, partout, et que les hommes ne rêvent que de moi. J'veux être une de celles qui se lèvent le matin et qui ressemblent déjà à des mannequins, qui ne cachent pas et sont toujours fraîches. J'veux une nation de gardes du corps, un monde de fans et un univers de jaloux.
J'veux me réveiller et m'apercevoir qu'avant était un de ces rêves idiots que je fais la nuit. J'veux être celle qui hurle Fuck aux journalistes, qui baise avec tous les Depp, les Leto et les Ulliel de la Terre et discute en même temps politique avec Poutine, Bush & Koizumi.


J'veux me lever et vivre un conte de fée.




Ma folie, mon envie, ma lubie








mardi 19 août 2008

Every smile you fake


_____Voir dans les yeux des autres qu'on échoue. Ca ressemble à du malheur, mais ca n'a pas sa chaleur : c'est juste froid & gris. La tasse tombe, le plateau suit, quelqu'un étouffe un rire, Tya soupire. La balayette, la pelle, les morceaux de verre, la fatigue, l'ennui. Ces mêmes gestes répétés chaque jour, si monotones, la rendent instable: elle ne pense plus. Son esprit est ailleurs, elle est maladroite, son sourire faux & ses pas incertains.
_____Quand une journée de plus est passée, elle se rend compte qu'elle n'a fait qu'attendre ce moment : celui où elle sent l'éveil fuir son corps. Ca ressemble à la mort, mais chaque matin la réveille. & elle oublie la douceur du moteur qui s'éteint, la douce aigreur des jours d'avant.

_____Voir dans le regard des autres qu'elle échoue. Sentir dans leur souffle l'exaspération, dans le ton monocorde de leur mots qu'elle les ennuie. Chercher que dire, que répondre, esquisser un sourire pour accompagner la morsure de son ironie ; et les papillons qui se déchirent au loin.



I dream at night I can only see y0ur face

vendredi 15 août 2008

Ce site - http://borislelay.blogspot.com/ - est un site ouvertement antisémite, donc illégal au regard de la loi française. Nous sommes nombreux à avoir signalé ce blog à Blogspot qui ne réagit pas.

Nous demandons la fermeture immédiate de ce blog et invitons les pouvoirs publics à poursuivre en justice son ou ses auteurs.



Nous invitons l’ensemble des blogueurs à relayer ce message sur leur propre blog.

jeudi 14 août 2008

Ne partons pas fâchés

A lancer tes pensées , comme on lance des pierres .

__Viola vivait dans la violence. Elle haissait et avait toujours hai les humains. Elle les savait faux et opportunistes, elle les devinait méchants et mAuvais. Sa famille se réduisait à une arbre généalogique brûlé, des tombes dans de cimetières, des noms qu'elle ne voulait pas savoir.

La douleur, Viola connaissait. C'était sa tutrice, sa soeur et sa fille.

La douceur, Viola méprisait. C'était un mensonge, un prétexte, une excuse.

Elle étudiait le mal comme on étudie les mathématiques, elle admirait sa haine comme on admire sa mère et se trahissait en ne pleurant pas. Viola avait enterré, brûlé, jeté, ri sur les sentiment bons, parce que tout au fond d'elle, quelque chose lui murmurait qu'ils étaient mensongers. Elle ne voyait dans la générosité qu'un cri de l'égo, dans la gentillesse de la peur, dans l'amour un besoin.


Parce que Viola n'avait jamais vu le vrai, parce que toujours elle avait eu mal et avait fait mal, elle refusait de croire à autre chose qu'elle même et son mépris.


Si vous rencontrez Viola, gifflez-la.

Moi, j'ai encore mal à la joue mais ca va mieux.



Don't hide the violence



La vie c'est gratuit. Je vais me resservir






mercredi 13 août 2008

PRENDRE RACINE




________







__________R
egardes-la, la pauvre. Vraiment, elle fait de la peine. Il n'y a qu'elle pour pleurer devant sa télé. Il n'y a qu'elle pour se rendre compte, devant un écran, que d'autres chantent ce qu'elle pleure. Comme toujours, elle a la petite cuillère mais il n'y a personne pour la ramasser. Non : c'est pire ; la seule personne dont elle se laisserait ramasser est loin & ne se doute de rien.
Vraiment, même sans avoir lu de contes de fées, elle a cru que le monde était beau & bien. Elle pensait vraiment que tout irait bien, que sa vie avait un avenir & que son avenir était son choix. Il y a du monde autour d'elle mais personne pour lui expliquer la vie. Il y a la famille & les amis, il y a ceux qui la voient, ceux qui s'inquiètent pour elle, ceux qui l'aiment, ceux qui l'admirent, ceux qui la méprisent, ceux qui la détestent : elle a un monde autour d'elle. Mais aucun n'a su lui dire la difficulté, le mal, les larmes, les mensonges, les cris, les échecs, les oublis & le passé. _

__________Observe le, le malheureux. Décidément, il fait pitié. Ce garcon, sous ses airs fiers, est bien trop fragile. Il sait comme vous & moi que la vie blesse, tue ; mais il ignorait l'amour. & maintenant, devant ce livre, devant ces mots qui disent sa peine, il est las. Il n'a pas eu le temps de savoir ni d'écouter, il n'a pas voulu voir :
croire, écouter & regarder sont des verbes si difficiles. Il préfère se cacher sous des rires & des pas pour ne pas qu'on devine que lui aussi sent la chance passer avec le temps & la vie. Alors ces mots, cette musique qu'il écoute, les murs de sa chambre &
les fenêtres de sa vie l'enferment

Vous êtes là. Regardez, puisque vous voyez. Sachez, puisque vous croyez. Ecoutez, puisque vous entendez. On vous donne des sens pour que vous narriez le conte de fée où la fée est partie en vacances à la plage, a éteint son téléphone & rangé son ordinateur.






I
l y a des histoires qui jamais n'existeront
si vous ne les racontez pas.












Un mot d'amour à l'oreille
Peut en chacun réveiller un volcan
Pour qui l'entend



dimanche 10 août 2008

Autour de moi les fous





T'as vu comme on nous prend














/A la lisière des rêves\
((Ne m'y laisse pas))


________
Les journées sont trop longues. Il y a trop d'heures que je dois remplir, trop de moments à passer, je ne sais pas quoi faire de moi. & quand enfin, la nuit tombe, mon sommeil se résume au rappel de tous ces échecs que je cumule, à tout ce que je n'ai pas pu faire, p
arce que la honte court toujours plus vite que moi. Autour de moi des fous & des amas de poussière que je n'arrive pas à balayer.
Chaque fois mon train qui déraille




"Sûr que j'étais là pour faire la fête, & j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien ; encore un verre : on n'y peut rien " Zazie





samedi 9 août 2008

A ton nom

Uma Thurman


_______Quand Ava ne contrôlait pas quelque chose, elle déclarait que cette chose était inutile, et passait à un nouveau problème à maîtriser, un nouveau défi. Elle était maître dans l'art d'abandonner ce qui la gênait, d'oublier ce qui ne lui convenait pas et de laisser derrière elle ceux dont elle n'obtenait plus rien.
Elle économisait ainsi son énergie et arrêtait la tristesse avant qu'elle ne l'envahisse.

___Cet égoisme qui, toute sa vie, l'avait poussée vers l'avant, le futur, le mieux, le parfait, lui avait évité les larmes qu'elle n'aimait pas. Elle prenait son égocentrisme pour une force et avait toujours catégoriquement refusé de voir que, si elle n'avait jamais été détruite, mais que jamais elle n'avait été heureuse non plus.

Ses supérieurs appréciaient son ambition, ses amies adoraient son entrain, ses amants aimaient son autorité, jamais elle n'avait été perdante.

___Au fil du temps, sa faille, son unique faille, s'était comblée, elle en était persuadée. Ce foutu démon qui, des années durant, l'avait minée, avait, selon elle, fini par abandonner : le temps supprime tout, même la faiblesse. Elle l'espérait : il le fallait.

_______Essayez, un jour, de faire une liste de tout ce qui vous est inutile. Vous verrez, il y a plus de choses à rayer de votre existence que de choses à garder. Cette commode bleue de votre enfance, qui sert à ranger les vêtements que vous n'osez pas jeter – ils pourraient servir ! - dans le grenier, cet ordinateur du siècle dernier qui ne lit pas les DVD, cette télévision en noir & blanc qui ne sait plus que grésiller ; oui, même cette amie que vous traînez comme un boulet, parce qu'elle a des entrées dans l'ancien club branché de la ville... Si vous réfléchissiez bien, votre mari, affalé sur le canapé, ne vous apporte pas grand chose non plus. Un chèque à encaisser à la fin du mois, que vous pourriez déclarer votre s'il vous laissait travailler, qui boit trop de bière et aime trop le foot ; qui, le soir, se couche et ronfle sans un regard pour vous.

Ava sait tout ca. D'un regard, elle analyse votre vie et, selon le taux de passé dans votre vie, elle vous apprécie ou non. Elle est sévère, mais surtout avec elle-même.


_______On pourrait penser, comme elle le fait, que tout va bien dans sa vie : elle a un excellent travail, un salaire plus que satisfaisant, deux amis parfaits, un appartement à New York et un à Paris. Tous les ans, elle fait un grand voyage, ne tombe jamais malade, n'est pas fatiguée et ne pleure pas.

_______Mais Ava, qui a toujours rêvé d'aventures et de sorties folles, s'est apercue il y une seconde qu'un rêve réalisé ne rend pas heureux, et que tout n'allait pas bien dans sa vie. De colère, elle secoue la tête. C'est pathétique : après dix ans, elle croit reconnaître en un nouveau banquier le seul homme qu'elle ait jamais aimé. Elle se surprend à tracer du regard le creux de ses joues et l'amande de ses yeux. Elle voudrait goûter le chocolat de ses iris et le lait de sa peau. Elle a envie de bronzer dans la lumière de son sourire.

Le besoin de se lever et de le regarder de près lui tord le ventre, mais elle se mord la lèvre et se force à écouter son banquier.


___Une nouvelle épargne et mille politesses plus tard, elle se lève et quitte le bureau. Avisant un distributeur d'eau proche du fauteuil qu'occupe l'homme, elle décide d'aller vérifier ses soupcons.


Sa voix chaude caresse ses sens comme aucune autre ne sait le faire, et ses soupcons muent en certitude.


_______Cet homme... Un amour de gamine, d'enfant, d'adulation. Elle avait mêlé pour lui amour, admiration et fantasme, et s'était retrouvée décue. Il n'avait su, ou voulu, voir ses grands yeux pleins de contradiciions, et il avait été la seule personne à partir de sa vie sans qu'elle le décide.

___Ne pensez pas que c'est sa faute si Ava est impitoyable : elle l'a toujours été. Parce qu'elle a voulu avancer, elle a appris tôt, très tôt – peut-être trop – à oublier. Si elle ne l'a pas oublié, lui. c'est qu'il l'a toujours surprise.

___Il l'avait cueillie d'un sourire et avalée d'une parole ; étrangement, c'est elle qui avait eu des difficultés à la digestion. Sans jeu de mot douteux, elle n'a jamais réussi à l'évacuer : jamais elle ne s'est ennuyée, jamais elle ne l'a compris entièrement, jamais elle s'est sentie supérieure à lui. Et jamais elle n'a su s'il l'aimait, l'adorait, l'appréciait, la méprisait. La chaleur d'une rencontre était aussitôt suivie d'une douche froide. Ava ne le prévoyait pas.


_______Comme elle n'avait pas prévu de le retrouver ici. Après avoir observé son visage, elle examina sa tenue : le costume était étrange sur lui. Et finalement, elle détailla son alliance : or, diamant ; un étalage de luxe qui ne lui ressemblait pas.

C'est une alliance de riche qui lui apprit que non seulement elle n'avait jamais pu l'oublier, mais qu'en quelques minutes elle s'était remise à espérer.


Il leva les yeux vers elle, croisa son regard et retourna à son client.


Du coin de l'oeil, Ava vit une porte s'ouvrir, son banquier grisonnant sortir d'un bureau, lui faire signe, et puis elle l'entendit :


« Mademoiselle Ava Holkins ? J'espère que vous n'avez pas oublié - »


Elle s'enfuit alors qu'il posait une seconde fois ses yeux sur elle.



Gaspard Ulliel