dimanche 28 septembre 2008

CELESTE

Because you are so gorgeous ;
Even if I never wanted to fall


Et tous ces combats oubliés, ces luttes abandonnées, ces batailles enterrées ; tu ne les vois pas ? Tout ce que je m'efforce de cacher, ce que tu crois terminé, ce que tu devines dissimulé, pourquoi tu ne me demandes pas ? Plus tu m'exposes, plus ca bout en moi, plus ca brûle ; j'explose.
Tout ce que tu atteindras, c'est cette putain de noirceur, cette immonde douleur que je vais te cracher à la gueule, que je vais te vomir dessus, que j'essuierais sur toi. Au coeur de l'attentat. J'espère qu'elle t'inondera, qu'elle te noiera, je veux que tu perdes pied toi aussi, que tu regrettes toi aussi, que tu craches toi aussi. Je veux qu'elle t'envahisse te domine, t'enterre, te tue ; elle doit être plus forte que toi. Tombe, putain. Trébuche, noircis ton visage, ton corps et ton sourire, deviens gri
s comme le ciel & je t'aimerai




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vendredi 26 septembre 2008

Can't stand losing you


La muette - Chapitre deuxieme



Tu le vois arriver ? Non pas encore, pour l'instant il galoppe ; il va apparaître. Mon coeur au rythme de ses pas, le monde tournant autour de ses pensées, tout ce que je vois prend sa couleur et sa saveur. Tout ce que je crois a son odeur, et tu sais, je ne ressens que par lui.
Tu crois que je mens ? Je ne sais pas mentir quand j'écris, je ne sais pas mentir quand je te regarde. Et, regarde-moi. Je ne parle plus, c'est vrai. Je ne souris plus, en effet.
Mais pense-tu vraiment que je sois capable d'oublier pour autant qui je suis ?
Je ne m'en connais que mieux.

Maintenant il est là. Je te jure que j'ai voulu le repousser, le combattre ; on ne peux pas s'écarter soi-même. On ne peut pas se battre contre soi.
Mais rassure-toi. Il t'aime, pas moi. Et il est moi : nous ne resterons pas longtemps.
Promis.
C'est lui qui te veux, pas moi, c'est lui qui ne t'aura pas et qui abandonnera.

Approche-toi. Tu vois, il n'est pas méchant. Juste différent. Il n'est pas beau ; il est beaucoup trop grand, c'est vrai. Il ne te frappera pas, il me soumettra.

Regarde, C. Je te présente mon égo. Et il est enchanté.




Bien naître
Bien-être ?

mardi 23 septembre 2008

La Muette - Chapitre premier





Quand je me suis levée ce matin, j'ai cru avoir perdu mon cerveau. Je produisais par un réflexe aberrant les sons d'usage, les politesses indispensables : ma bouche les avait mémorisés. Et quand j'ai voulu devenir originale, les mots avaient disparu. Quand j'ai eu envie d'être moi, plus rien. Où sont ces phrases que je voulais te dire ? Je me souviens de leur goût quand ils sortaient de moi mais pas de leur son, je les vois devant moi mais te les dire, impossible.
Ils sont comme ces hommes qui promettent l'amour au creux de l'oreille et qui te laissent avec une putain de capote. Ils sont comme cette catin qui tu jure que tu es le seul. Ils fondent sous ma langue mais ne disparaissent pas.
Alors je récite ma fondue de banalités, et tu pars, tu pars putain.

Laisse-moi une nuit de plus, laisse-moi une heure et je te récite du Socrate, une minute seulement et je te jure que je t'aime. Laisse-moi retrouver le piment des mots sincères.




Lie, sex'n die
That's all : I cannot fly

vendredi 19 septembre 2008

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Tu ignores le vide devant toi

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Le vertige & la mort, tu connais pas




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lundi 15 septembre 2008

Invisible sun


Je n'ai pas pu naître, alors je me suis imposée. Je n'ai pas pu rire, alors j'ai hurlé. Je n'ai pas pu croire, alors j'ai inventé. Je n'ai pas pu voir, alors j'ai imaginé. Je n'ai pas pu parler, alors j'ai soupiré. Je n'ai pas pu bouger alors je me suis agitée. Je n'ai pas pu apprendre alors j'ai menti. Je n'ai pas pu avancer, alors je suis partie. Je n'ai pas pu t'aimer, alors je t'ai abandonné. Je n'ai pas pu rester, alors je t'ai oubliée. Je n'ai pas pu te garder, alors je me suis envolée.
& quand j'ai voulu sauter, j'ai juste glissé.








vendredi 12 septembre 2008

Si j'étais moi

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« And I don't know why, I can't keep my eyes off of you. »







mercredi 10 septembre 2008

Cowboy take me away


& ces éternelles phrases que j'entends partout, & ces promesses répétées, chantées, crois-tu que je ne les entend pas ? Crois-tu que je sois capable de ne pas rêver à un nous ? Je le soupconne sous chaque mot & chaque sourire qui émane de toi, je l'espère du moindre rire, je ne sais faire que ca. Alors vois-tu, ces belles phrases, je les imagine dans ta bouche, je les apprivoise pour un jour te les dire, tu comprends, elles te sont réservées & doivent sonner naturelles.
Parce que même si un jour je te jure d'être là, toujours ; d'observer chaque fois que tu inspireras & chaque mouvement que tu feras ; de me réfugier dans le silence que tu sauves pour moi ; de voler en éclat sur un signe seulement de toi ; de continuer à penser à toi malgré les temps que je vivrai - que puis-je faire de plus que de vaines promesses ? - je sais que tu continueras à ignorer tout mes mots & mes souffles.
Alors je ne te dirai rien. Je t'admirerai en riant, je pleurerais ailleurs, je parlerai avec d'autres, j'aimerai dehors, je vivrais plus loin, & je t'aimerais en souriant. Je te laisserai vivre sans complications, sans moi surtout.

Mais quoi qu'il m'en coûte, j'aurai toujours le plaisir de suivre tes pas.

mardi 9 septembre 2008

WRAPPED AROUND YOUR FINGER

"Marcher sur la lune, plonger dans les étoiles, être l'une de celles qui mettent les voiles..."


J'invente ma vie, je vis mes rêves. Je pleure, je ris, je m'indiffère. Je veux hurler ma décadence, et j'entre, j'entre dans la danse. Je suis perdue. Je m'applique, je me révèle, je m'endors, je me réveille. Je lance des sorts, je vous maudit, je crie, je crie... et j'appuie sur le bouton, je lance l'autodestruction, je fuis, je vole et je m'envole, je rêve, je vais plus vite je tombe, à bout de souffle je me relève, je ris, je pleure, et puis je crève.



v



Merde. Tu me manques.


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READY TO RUN


Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges

Dis-moi qu'est-ce que tu crois ? Que je me suis posée comme une fleur à tes côtés pour toujours y rester ? Que je suis éternelle, constante ? Que tu es le seul à t'envoler, à partir & à revenir ? Mais tu vois, je sais disparaître moi aussi ; l'éternité me repousse tout comme elle te fascine : le toujours, c'est l'absolu, et tu sais que je lui préfère l'inconnu.

Si je partais demain, si j'oubliais de te dire où je vais, ce que je fais, si je devenais l'absence dans ta vie, te lèverais-tu à ton tour ? Te pencherais-tu sur le nouveau, le renouveau, l'oubli & le futur ? Me suivrais-tu dans une vie qui ne rime plus à rien ? Je voudrais me plonger dans le mal, le déchiffrer & le connaître ; me noyer dans la débauche, pour oublier le blanc ; me jeter dans l'impossible – mais pas sans toi. Donne-moi une chance, suis-moi. Les abysses & l'horreur ne sont que fausses chutes sans toi.


Et mes rêves se brisent sur tes phalanges


dimanche 7 septembre 2008

Chaque jour est une illusion qui se déchire. _____ La confiance qui fuit, la vérité qui se tait, les sourires qui pleurent. Quand j'ai compris que toi aussi tes bagages étaient faits, que tu tenais depuis longtemps dans ta main ton billet pour une autre vie, que tu ne pensais qu'à de nouveaux horizons, il m'a semblé que les miennes, de valises, manquaient de ton poids. Que mon ticket de train s'était envolé, que mes horizons étaient bien ternes. _____ Où sont passés ces instants où l'on s'entendait rire ? Je me souviens avoir redouté une caméra, un adulte, une porte qui grince, oui même une araignée au-dessus de mon lit, et de nos rires après. Aujourd'hui tout est si calme. Chaque nuit est un cauchemar qui se glisse hors de mon sommeil pour devenir _____ réalité.

samedi 6 septembre 2008

Je voudrais la connaître

La lune & le soleil se souviendraient de toi















Tout ce que je ne suis pas ___ Rappelle-moi encore pourquoi je ne suis pas dans tes bras, s'il te plaît. Redis-moi ces mots qui respirent la raison & la maturité, qui sont lisses comme une vie sans fautes. Réexplique-moi le pourquoi du comment de cette distance haissable, de cette froideur exécrable qui se glisse sans arrêt entre toi & moi, entre nous, entre ce que je voudrais n'être qu'une vie & qu'une histoire. Répète-moi ce qui t'empêche de t'enflammer, par pitié. Assène-moi encore tes reproches, si c'est ce qui me fait exister à tes yeux, enfonce-moi ton indifférence dans le ventre si c'est ce que tu veux me donner.

J'voudrais comprendre, même si ca me tue, savoir tout ce que je dois déterrer du plus profond de ce que je ne suis pas. Tu ne me vois pas & je ne vois que toi. Qu'est-ce qui me sépare de celle que tu aimeras, qu'est-ce qui me différencie de celles que tu as aimées ?

Juste voir & comprendre tout ce que je ne suis pas.



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Me fait tant marcher que j'en crève